De l'équité dans la rébellion zapatiste ?
Café du Chiapas cultivé de façon biologique et cueilli avec dignité. Le 1er janvier 1994, date d’entrée en vigueur de l’Alena (Accord de libre-échange nord-américain), les sans-terre, les sans-voix, les « oubliés de toujours » que sont les Indiens, descendent des montagnes et, au cri de « ¡Ya Basta ! » [Ça suffit !], occupent plusieurs villes du Chiapas, État riche en ressources, où la population est la plus pauvre du Mexique sous l'impulsion de l’EZLN (Armée zapatiste de libération nationale) et des zapatistes qui s’organisent en communes autonomes. De nombreuses réalisations pour la mise en place d’une autonomie solide voient le jour - écoles, cliniques, coopératives, transports, agriculture, artisanat - dans une région où la plupart des paysans sont privés des services de base comme l’eau, l’électricité, l’éducation et la santé. Au Chiapas, la lutte s’organise aussi autour du café : Mut Vitz, Yachil Xojobal Chulchan et Ssit Lequil Lum, des coopératives zapatistes...[suite]