Petites mains marocaines pour la fraise espagnole
Le hall d'embarquement du port de Tanger résonne d'un énorme brouhaha. Des centaines de femmes attendent le ferry qui les mènera à Tarifa. Un nouveau flux migratoire se déverse, depuis deux ans, du Maroc vers l'Espagne. 12 000 Marocaines chargées de valises et baluchons improvisés traversent le détroit de Gibraltar pour rejoindre les champs de fraises de la province de Huelva (Andalousie). Une vague d'immigrées encadrée par les autorités des deux pays, censée répondre à la demande massive des agriculteurs andalous, à la recherche d'une main-d'oeuvre au moindre coût. "Pour un salaire journalier de 35 euros"...
Reportage de L'Humanité
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