Les OGM de la discorde
Rendu mercredi 9 janvier, l'avis de la Haute Autorité provisoire sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) ouvre la voie au moratoire sur les cultures OGM en France. Les deux questions posées par Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, à la Haute Autorité étaient précises. Y a-t-il des éléments scientifiques nouveaux sur le maïs transgénique MON810, depuis son autorisation par la Commission européenne, en 1998 ? Y a-t-il des doutes sérieux de nature à remettre en question cette homologation ? Les réponses ont été claires. "Oui, il existe des éléments scientifiques nouveaux, a déclaré Jean-François Le Grand, sénateur UMP de la Manche, président de la Haute Autorité, en remettant l'avis à M. Borloo. Oui, il existe des doutes sérieux. Pour les lever, il faut se donner du temps et des moyens."
L'analyse
La Haute Autorité sur les OGM a reconnu, hier soir, que le maïs transgénique de Monsanto aurait des effets négatifs " sur la flore et la faune ", ouvrant la voie à son interdiction en France. Etat des lieux d'un débat houleux.
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