@Robert Hunter rebusparis.com
Tribune publiée entièrement le 11 avril 2013 sur www.rue89.com
(Xavier Denamur, restaurateur, http://www.vegr.fr) « Restaurant de qualité » : la nouvelle appellation du « fait maison » a été lancée par 15 grands chefs dont Alain Ducasse, en grande pompe dans les médias grâce à la complicité de ce qu’il faut bien appeler la « PravdAFP ».
L’agence reprend mot pour mot le communiqué insipide des grands chefs :
« Quel que soit le tarif, un restaurateur passionné résiste à l’industriel et s’attache au “fait maison” et à l’hospitalité. Ils visent 10 000 établissements sur les 200 000 que compte l’Hexagone ».
Comme d’habitude, les grandes toques, Alain Ducasse, partenaire des industriels Brake et de Sodexo, ainsi que Thierry Marx qui travaille également pour Danone, en profitent pour faire leur promo dans les médias amis.
Cette initiative aurait dû permettre un débat de fond sur la transparence dans les assiettes, celui que je réclame depuis les « vrais états généraux de la restauration ».
Hélas, il n’en fut rien. Pire, on a assisté à la publication de quasi publi-reportages sur cette « audacieuse initiative » pour reprendre une expression du journaliste gastronomique Périco Légasse dans Marianne, qui consacre une pleine page à l’initiative de son ami Ducasse.
Une Haute Autorité des Gamelles
Il eût été salutaire, pendant la dernière crise alimentaire où des Lasagnes Gourmandes au dada de chez Davigel se sont retrouvées servies dans la restauration à
l’insu des clients, d’entendre les toqués des médias prendre la parole pour déclarer le droit à savoir ce qu’il y a dans les assiettes de tous les Français priorité nationale.
Au lieu de cela, ils sont restés le nez dans leurs casseroles. Maintenant que le soufflé est un peu retombé, les étoilés du PAF lancent une étrange opération visant à « faire le ménage dans la restauration ». Plus proche d’une manœuvre de diversion que d’une œuvre de bienveillance à l’égard de la majorité des citoyens qui ont encore les moyens de fréquenter les restaurants, ce « label de plus “ est tout sauf une bonne idée.
Une sorte de Haute Autorité des Gamelles, élite autoproclamée, qui indique au bon peuple argenté où aller casser la croûte en toute sécurité … nul doute que cela n’aura aucune incidence sur la manière de travailler des restaurateurs et laissera encore l’immense majorité des citoyens manger opaque une fois la porte de leur domicile franchie.
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Voir mon intervention en direct sur la question dans le Grand 8 Ne pas louper l’intervention de Roselyne Bachelot qui défend l’idée qu’il serait meilleur de manger de la bouffe industrielle que du fait maison, l’ancienne ministre de la Santé aurait-elle besoin d’une piqûre de rappel?

Samedi 8 et dimanche 9 juin
Entre le souvenir des ravages de la vache folle et l’épisode de la viande de cheval dans les lasagnes, l’annonce, par la Commission européenne, que les poissons d’élevage
pourraient à nouveau être nourris avec des farines de porc et de volailles à compter du 1er juin tombait au plus mal. Même si les experts assurent que le risque pour la santé est nul,
même si d’autres estiment que l’approche émotionnelle ne doit pas prendre le dessus sur l'approche scientifique...
Nouveau scandale alimentaire : des lasagnes et plats de spaghettis vendus sous la marque Findus au Royaume-Uni contenaient entre 60 et 100 % de viande de cheval, au
lieu de boeuf. L’agence sanitaire – l’Agence des standards alimentaires (Food Standards Agency, FSA) – estime qu’il s’agit « très probablement » d’une fraude délibérée ou d’un acte
criminel, et non d’une « erreur d’étiquetage » accidentelle comme l’annonce l’entreprise agroalimentaire.
On
a occupé des places, des banques, des logements, des auditoriums universitaires, des hôpitaux et même des supermarchés. On a désobéi aux lois et aux pratiques injustes. Nous avons revendiqué dans
la rue, dans les institutions, dans les banques, pour plus de démocratie… Une marée indignée a remise en question et en difficulté l’actuel système économique, financier et politique. Mais il est
nécessaire de porter cette indignation plus loin. Et l’une des questions à résoudre, parmi de nombreuses autres, c’est d’occuper quelque chose d’aussi élémentaire que le système agricole et
alimentaire.
En France, 3,5 millions de personnes ont recours à l’aide alimentaire, ces produits de première nécessité distribués par les organisations caritatives. Financée grâce au
budget européen, cette aide est aujourd’hui remise en cause. Les efforts déployés depuis plusieurs années pour améliorer la qualité de ces aliments, et ne pas enfermer les plus précaires dans la
malbouffe, seront-ils réduits à néant ?
Près d'un jeune Français sur cinq âgé de 15 à 25 ans (19 %) est en surpoids ou obèse, selon une
Le Parlement européen s’apprête, pour la première fois, à voter la réforme de la Politique agricole commune (PAC). Un privilège réservé jusque-là au Conseil des ministres
de l’agriculture (qui rassemble les ministères de 27 États membres) [
Hamburgers in vitro, fromages de synthèse, glu de porc, vache ou poisson transgénique… Le tout agrémenté d’une bonne pincée de chimie. L’industrie agroalimentaire multiplie les
expérimentations, et commence à inonder le marché de ces nouveaux produits, davantage fabriqués en usines ou en labos que dans les champs. Objectif : nourrir la planète au moindre coût. Sans
trop s’attarder sur les conséquences sanitaires et écologiques. Et sans pitié pour les cobayes que nous sommes.
Les
projections démographiques moyennes de l’Organisation des Nations unies (ONU) montrent que la planète accueillera neuf milliards de personnes en 2050, date à laquelle la population mondiale
commencera à se stabiliser. Un vent de panique souffle sur la planète, certains Etats agitant le spectre de la surpopulation… Y aura-t-il alors suffisamment de ressources et de nourriture pour
tous alors que déjà, en 2011, plus d’un milliard de personnes ne mangent pas à leur faim ?
Un avis de
l'Ademe remet en question l'évidence du bénéfice environnemental des circuits courts alimentaires de proximité. Pour réduire les impacts, elle souligne l'importance du choix des
modes de production et de l'organisation logistique.
Dans la Région
européenne de l'OMS, le cancer est la principale cause de décès après les maladies du système circulatoire. Il représente 20 % de l’ensemble de la mortalité de la Région, avec 2,5 millions
de nouveaux cas diagnostiqués chaque année. Beaucoup de cas de cancer peuvent être évités par l'adoption d'un style de vie sain – avoir un régime équilibré, faire de l'exercice physique et
maintenir un poids correct, en plus d'éviter le tabac.
Le maire de Bioussac demande à
la communauté de communes d'acquérir des terres. Pour employer des chômeurs et alimenter les cantines.

