Lundi 14 septembre 2009
La préservation de l'environnement est une lame de fond
qui balaye le monde de la consommation. Même si le grand chambardement attendu par le Grenelle semble tarder à se mettre réellement en place, la thématique environnementale prend de plus en plus
d'importance. A juste titre et bien heureusementDepuis plus de 35 ans, le commerce équitable a déjà pris en compte cette dimension du développement durable : 50% des produits alimentaires sont issus de l'agriculture biologique (certifiée ou non), les OGM sont bannis, l'agroforesterie est souvent pratiquée, l'artisanat est réalisé à partir de produits recyclés, les teintures sont à l'eau...La suite
par Stéhane le Borgne (Fédérations Artisans du Monde)


Une campagne pour la promotion des fleurs équitables
soutenue par la Commission européenne vient de débuter dans quatre pays européens dont l'Allemagne. Avec en ligne de mire, la face cachée de cette industrie : conditions de travail déplorables,
usage abusif de pesticides et destruction de l'environnement. Les alternatives durables existent, notamment celle du Flower Label Program.
Depuis mars 2005, dans l'agglomération rennaise et sur
ses 4 bassins versants d'alimentation en eau potable (alimentant en eau 450 000 habitants du département), 33 jardineries ont signé la charte "Jardiner au naturel, ça coule de source !" créée dans
le cadre du programme "Eau et pesticides".
Pour s'installer
en tant qu'apiculteur dans les Cévennes et financer son cheptel, François Ribaute fait équipe avec ses futurs consommateurs. Ce jeune agriculteur passe avec ses clients un contrat de préachat sur
le modèle des circuits courts. Pas facile d'être agriculteur ces temps-ci... Jeune agriculteur ? Encore moins : subventions, changements climatiques, OGM. Il faut du courage pour
s'installer. Aujourd'hui, le nombre de départs à la retraite agricole est deux fois plus élevé que le nombre d'installations.
Leclerc
fait de la surenchère écolo. Pour 2 euros, il vend en caisse, depuis la mi-novembre, un cabas «100 % équitable, 100 % biodégradable». Une version deux fois plus chère d’un sac
semblable commercialisé en 2006. «Celui-ci est plus grand et plus résistant. Les consommateurs peuvent l’utiliser pendant six mois», affirme la directrice développement durable du
groupe, Catherine Gomy. Pionnier, en 1996, de l’abandon du sac plastique, le groupe d’hypermarchés est bien décidé à se mettre les consommateurs dans la poche. L’enseigne, qui
prétend défendre leur pouvoir d’achat à grand renfort publicitaire, espère aussi leur «permettre d’agir à leur échelle et de devenir des consommateurs-citoyens responsables». Sans
prétention…
Après la bière des
faucheurs (voir

