OGM et clause de sauvegarde : des paroles aux actes !

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ogm-j-en-veux-pas-copie-1.jpgLa Confédération paysanne déplore le laxisme du gouvernement qui depuis le 28 novembre 2011 laisse faire la distribution des semences de MON 810 chez les quelques exploitants jusqu’au-boutiste qui, à l'appel du président de la FNSEA, ont déclaré leur intention de tout faire pour planter des OGM en 2012.

Elle a décidé de soutenir la "clause de sauvegarde" promise par le gouvernement si elle est attaquée devant les tribunaux. Elle déplore cependant que le ministre de l’agriculture s’interdise l’utilisation d’arguments juridiques suffisamment solides pour empêcher son éventuelle annulation rapide. C'est pourquoi elle demande au gouvernement d'appliquer la loi sur les OGM votée par le Parlement en 2008 qui exige que les cultures OGM respectent les structures agricoles et les productions sans OGM. Conformément à la règlementation européenne qui autorise les États à prendre des mesures pour éviter la présence fortuite d'OGM dans les productions conventionnelles, le Ministre de l'Agriculture doit compléter le projet d'arrêté sur la coexistence qu'il a envoyé à Bruxelles le 19 janvier, en interdisant la culture de maïs MON 810 dans toute zone où se trouvent des ruches, des maïs bio ou sans OGM, ou des maïs "populations" que les agriculteurs reproduisent chaque année à partir de leur propre récolte.

Monsanto a commis une grave erreur en ne demandant pas d'autorisation pour la consommation humaine du pollen de maïs MON 810. En conséquence, tout miel contenant le moindre grain de pollen MON 810 doit être détruit comme un déchet toxique. En cas de culture de cet OGM, les apiculteurs ne pourront plus exercer leur métier et les plantes sauvages ou cultivées dépendant de la pollinisation des abeilles ne pourront plus se reproduire. Par contre, une interdiction du MON 810 n'interdira à aucun maïsiculteur d'exercer son activité avec l'une des multiples variétés de maïs conventionnel à sa disposition, ni d'obtenir avec ces variétés des rendements records comme ce fut le cas en 2011. Cette interdiction est la seule mesure équitable, proportionnée et efficace à la disposition du gouvernement.

La Confédération Paysanne assumera ses responsabilités pour défendre les paysans conventionnels et sans OGM qui se verraient privés du libre exercice de leur métier par les cultures OGM.

Publié dans Agriculture

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