Pour un avenir solidaire du lait et de la planète

Publié le par Admin.

 

A l'heure du réchauffement climatique, l'objectif majeur pour les consommateurs est celui de la réduction, à travers son alimentation, des impacts sur l'environnement.Consommer local, privilégier les circuits de proximité et s'affranchir du poids de la grande distribution (très énergivore), c'est une aventure au quotidien dans la perspective de la renégociation des accords de Kyoto à l'occasion de la Conférence des Nations Unies en décembre 2009 à Copenhague.

Réduire ses émissions de gaz à effet de serre, c'est diminuer le transport des matières premières, limiter sa consommation carnée. La culture intensive du soja en Amérique du Sud alimente grassement le bétail européen, elle induit de longs transports transatlantiques, une déforestation massive, la ruine des petits paysans, l'expulsion des populations indigènes et la pollution des sols.

Pourtant au pays«d'un fromage par jour de l’année», selon le proverbe, il est difficile de résister au plaisir du fromage «qui pue», un aliment de base, riche en calcium, phosphore et protéines animales.

De tous temps, la fabrication du fromage a correspondu au plus populaire traitement du lait, transformer son lait pour le valoriser est devenu incontournable pour de nombreux petits producteurs à l'heure de la crise du lait (autour de 0,20 € le litre). S'alimenter est un acte culturel et de préservation du patrimoine, à l'image de la défense de la mention «au lait cru», pour des produits authentiques obtenus avec du lait dont la température n’a pas été portée au-delà de 40°C. 

 

Edito des carottes libérées N°10 par W.Elie