Semailles d'Automne

Publié le par Admin.

Dans le cadre de l'action "semences libres", le 22 novembre dernier, une trentaine de personnes se sont retrouvées dans le 13e arrondissement de Paris pour semer du blé exempt de droit privé afin de défendre l'avenir des semences paysannes menacées directement par la main mise des multinationales agroalimentaires sur le marché du "vivant".


Parrrainés par les élus "Verts" locaux (M. Contassot et Mme. Stambouli) cette opération s'est déroulée dans la bonne humeur au jardin partagé de la Poterne de peupliers (Paris 13e). Les consomm'acteurs s'inscrivent dans la campagne "semons la biodiversité" en défendant les droits des paysans à produire et à échanger eux-mêmes leurs graines. Ces consomm'acteurs encouragent les autres groupes (jardiniers en herbe, amateurs de diversité alimentaire...) à essaimer de telles initiatives.


"La biodiversité agricole joue un rôle primordial pour la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté dans le monde et contre les variations climatiques. Actuellement 90 % de la nourriture provient de 15 espèces seulement dont le blé, le maïs et le riz représentent à eux seuls les 2/3. 80% des légumes cultivés il y a cinquante ans ont disparu, remplacés par des hybrides (F1), donc stériles. Les semences modifiées O.G.M ajoutent aujourd’hui à ce fichage génétique et à la marchandisation du vivant. Le catalogue officiel, sur lequel doit être inscrite toute variété dont les semences sont commercialisées, est destiné à favoriser le « progrès génétique » des variétés de l’industrie semencière : les critères et les coûts d’inscription sont inaccessibles aux paysans, il les prive du droit d’échanger leurs semences. Le GNIS, Groupement National Interprofessionnel des Semences, puissant lobby agricole, garde la main sur les semences en n’accordant la « régularisation » qu'à la petite part de biodiversité vendue par l'industrie semencière."


La préservation et le renouvellement de la biodiversité doivent se faire dans les champs et dans les jardins, ce sont ces actions qui protègent les variétés anciennes et celles adaptées à l’agriculture biologique. Ces actions protègent ainsi les droits des paysans et des jardiniers à ressemer, échanger et vendre les semences qu’ils reproduisent. La préservation et le renouvellement de la biodiversité ne peuvent se faire uniquement dans des banques de gènes !