Les responsables de la famine

Publié le par Admin.

Le jugement de M. Olivier de Schutter, rapporteur des Nations unies sur le droit à l'alimentation, est sévère pour le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, les pays riches : « Beaucoup criaient dans le désert depuis des années pour qu'on soutienne l'agriculture dans les pays en développement. Rien n'a été fait contre la spéculation sur les matières premières, pourtant prévisible depuis qu'avec la chute de la bourse, les investisseurs se repliaient sur ces marchés.Les plans d'ajustement structurel du Fonds monétaire international ont poussé les pays les plus endettés, notamment en Afrique subsaharienne, à développer des cultures d'exportation et à importer la nourriture qu'ils consommaient. Cette libéralisation les a rendus vulnérables à la volatilité des prix [...] 
source : Le Monde Diplomatique


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-> Le Sénégal a lancé avec l'Inde "un plan d'irrigation" visant 240 000 hectares de terres pour produire du riz dans la vallée du fleuve Sénégal, a annoncé dimanche soir à Dakar le président Abdoulaye Wade dans une déclaration radiotélévisée sur la hausse des prix des denrées alimentaires. Le 23 avril, M. Wade avait annoncé que l'Inde allait fournir au Sénégal 600 000 tonnes de riz nécessaires pour sa consommation annuelle, et ce pendant six ans. Il avait expliqué que ce délai de six ans permettrait à son pays de faire sa révolution agricole, notamment en développant la culture du riz "pour être totalement indépendant" et arriver à réduire le prix de cette céréale très prisée localement. Dimanche, il a rappelé avoir lancé la "grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (Goana)", un plan visant l'autosuffisance alimentaire et "pour libérer (les Sénégalais) de la tyrannie du riz, introduit par le colonisateur". Des agronomes estiment que les milliers d'hectares de terres arables de la vallée du fleuve Sénégal demeurent sous-exploitées. Le riz qui est produit dans cette zone ainsi qu'en Casamance peine à satisfaire 20 % des besoins, et est souvent vendu plus cher que le riz importé. Provenant entièrement d'Asie (pour 70 % de Thaïlande), le riz importé a enregistré ces dernières semaines une envolée de son prix, devenant hors de portée des Sénégalais, dont le pouvoir d'achat s'est beaucoup réduit.

Publié dans Agriculture

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