La ruche qui dit NON

Publié le par Admin.

La ruche qui dit NON

Cet article, publié en juillet 2014, a fait l'objet d'une demande de droit de réponse de la société La Ruche qui dit oui.

L'article du Creamap auquel il était fait allusion a disparu de leur site, et de presque tous les autres sites qui le mentionnaient. Cela veut-il dire que le droit de critiquer ou de montrer est interdit dès qu'il s'agit d'argent ? Sûrement.

Nous le complétons donc ce 7 octobre 2014 par un autre article, plus documenté, qui présente la structure et le fonctionnement de cette entreprise et qui devrait paraître dans Campagnes solidaires, la revue de la Confédération paysanne.

Nouvel article

Un autre article plus complet sur la structure et le fonctionnement : http://www.netoyens.info/index.php/contrib/02/10/2014/La-ruche-qui-dit-oui-et-les-gogos-de-la-farce

Ancien article

Pour ne pas rester les bras croisés devant ce nouveau dinosaure qui préfigure la GMS de demain

Tout d’abord par tromperie pour le consommateur, qui pense acheter un produit en vente directe, alors qu’il s’agit de manière très subtile d’une vente par 2 intermédiaires : le propriétaire de la ruche qui prend 10% TTC sur le CA réalisé et 10% TTC pour une start-up parisienne qui grossit à vue d’œil (40 salariés, dont les créateurs sont tous diplômés de hautes écoles de commerce).

Ensuite par éthique, car rémunérer en dividendes les actionnaires de cette entreprise commerciale de plus de 500 ruches qui sont ni plus ni moins que Xavier Niel (Président de Free), Marc Simoncini (co-fondateur du site de rencontres meetic.fr), Christophe Duhamel (co-fondateur du site marmitton.org). Les grandes enseignes de la distribution l’ont compris avec les « drive » les consommateurs cliquent sur internet pour commander leur alimentation industrielle. Ils répondent à une réelle demande : de plus pousser le caddie, ne plus perdre de temps à faire ses courses. Le paiement en ligne est sous traité par une filiale installée au Luxembourg pour quelques avantages fiscaux qu’il est facile de deviner!

Quels prix pratiqués par les producteurs qui se lancent dans cette aventure ?
- soit le même prix qu’en contrat AMAP, et faire payer le consommateur 20% plus cher, le prix à payer pour choisir ce qu’il veut quand il veut !
- soit s’aligner sur le prix du marché en vendant moins cher ses produits de 10 à 20%, c’est ce que certains producteurs en AMAP ont malheureusement commencé à subir comme pression, c’est toujours la même histoire !
Petit rappel : les grandes et moyennes surfaces prennent une marge brute de 27% en moyenne sur un produit alimentaire (intégrant la gestion des stocks et du personnel salarié, inexistant ici)
Origines des produits : on parle proximité des produits qui viennent parfois de très loin par l’intermédiaire de transformateurs ou d’artisans (et non des paysans). La gamme des produits n’est pas qu’alimentaire (crème solaire).

La suite sur le blog du CREAMAP, http://www.amap-france.org/la-ruche-qui-dit-non/

La réponse de la RQDO : http://www.amap44.org/actualites/droit-de-reponse-de-la-ruche-qui-dit-oui--1408032666517.htm